Malgré des primes et indemnités obtenues suite à une série de mobilisations et de négociations avec le ministère, les accompagnantes des élèves en situation de handicap (AESH) alertent toujours sur l’immense précarité de leur métier en cette rentrée 2023. Une nouvelle journée de grève nationale a été déclarée pour ce mardi 3 octobre.
Les AESH seront de nouveau en grève nationale ce mardi 3 octobre. Et pour cause : la rentrée 2023 est à nouveau placée sous le signe de la précarité du métier, exercé à temps partiel en grande majorité, avec un saupoudrage des heures d’accompagnement de plus en plus préoccupant.
Le 20 septembre s’est tenu le 8e Comité interministériel du handicap, visant à concrétiser les engagements pris lors de la Conférence nationale du handicap en avril. La Première ministre Élisabeth Borne, qui l’a présidé, a réitéré l’objectif d’une « école pour tous » et s’est félicitée d’une rentrée 2023 avec 460 000 élèves en situation de handicap scolarisés.
Mais dans quelles conditions pour celles qui les accompagnent ? Grâce à leurs mobilisations récentes, les AESH ont obtenu une série de mesures depuis un an, parmi lesquelles une nouvelle grille indiciaire, l’accès à une indemnité de fonction, à la prime inflation et à une prime REP. Ou encore, la possibilité d’accéder à un CDI au bout de trois ans d’ancienneté. Pourtant, un grand nombre d’entre elles – la profession étant très majoritairement exercée par des femmes – sont encore maintenues sous le seuil de pauvreté.
Des mesures salariales pour les AESH en-deçà de l’inflation
Comment l’expliquer ? Regardons dans le détail les mesures obtenues. Depuis la rentrée 2023, les AESH ont droit à une indemnité de fonction, d’un montant de 1 529€ brut par an. D’abord, rappelons que cette somme est « inférieure au montant qui nous avait été d’abord proposé en avril 2022 : autour des…
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Auteur: Maïa Courtois

