Pendant plus de cinq heures, le navire de Paul Watson a perturbé les opérations de pêche au krill menées par deux chalutiers industriels appartenant à Aker Qrill, en intervenant à plusieurs reprises pour les empêcher de pêcher. Aker Qrill est actuellement le plus grand exploitant de krill en Antarctique, représentant plus de 60 % du quota total de captures.
Or, le krill est indispensable pour la survie de nombreuses espèces maritimes protégées : manchots, phoques, baleines se retrouvent ainsi en concurrence directe avec ces chalutiers géants. Ce crustacé marin ressemble à une crevette. Il mesure environ six centimètres et demi, et vit en immense « essaims » (de 10.000 à 30.000 individus).
Krill antarctique – Crédit : Wikimedia Commons
Au-delà de servir de nourriture à de nombreux animaux, le krill est vital pour le reste de la planète. Il joue un rôle aussi important que les mangroves tropicales en termes de séquestration de carbone, selon une récente étude publiée dans Nature Communications.
C’est pourquoi le capitaine Paul Watson et Sea Shepherd France ont décidé d’intervenir en Antarctique.
« Depuis 2018, les écologistes documentent et dénoncent cette pêche destructrice année après année, mais la seule documentation ne parvient pas à y mettre un terme », a déclaré le capitaine Paul Watson. « Au bout d’un moment, il faut passer à l’action ».

Action contre le chalutier à krill Antarctic Endurance © Soizic Roux
Lamya Essemlali, chargée de campagne, embarquée à bord du navire, souligne l’urgence de la mission : « La pêche au krill est une bombe à retardement écologique. Rien ne peut justifier l’exploitation industrielle d’une espèce clé dont dépend tout l’écosystème antarctique. »
Leur modus operandi : la stratégie de « non-violence agressive » utilisée depuis des décennies par Paul Watson pour entraver directement la chasse à la baleine, les massacres de bébés…
Auteur: La Relève et La Peste

