« Soit il y a rupture, soit il y aura censure », a averti Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, quelques minutes après la passation de pouvoir entre François Bayrou et Sébastien Lecornu, le nouveau Premier ministre. « Nous sommes à la tête du premier groupe à l’Assemblée nationale », a voulu rappeler le protégé de Marine Le Pen, alors que le nouveau chef de gouvernement entame ce mercredi un cycle de consultations avec les partis, en vue de « bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois ».
« Si nous sommes conviés demain à Matignon, nous irons évidemment pour lui exposer nos lignes rouges, et lui faire connaître nos principes et nos valeurs qui n’ont pas varié », a indiqué Jordan Bardelle devant un parterre de journalistes depuis le Parlement européen à Strasbourg. Il évoque notamment « la non-augmentation de la fiscalité sur la France du travail et des entreprises », alors que les socialistes, avec lesquels Sébastien Lecornu pourrait avoir à composer pour assurer la stabilité de son gouvernement, plaident pour une refonte de la fiscalité avec une augmentation de la taxation de plus hauts revenus.
Jordan Bardella se dit toutefois « sans illusion sur ce bail précaire ». « Je crains qu’Emmanuel Macron ait encore fait le choix de l’instabilité en nommant un Premier ministre issu d’une mouvance politique que les Français ne veulent plus voir », a-t-il taclé. « S’il…
Auteur: Public Sénat

