Dans un entretien publié par Le Parisien, prié de confirmer qu’il ne sera pas candidat au scrutin du printemps, le Premier ministre a lancé : « Je ne sais pas dans quelle langue il faut que je le dise! », « je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle. Je ne me mêle pas de la campagne présidentielle ».
En retour, « je demande donc aux candidats à la présidentielle de ne pas entraver davantage l’action du gouvernement », a-t-il ajouté. Même s’il assure s’être « préparé depuis le premier jour à être censuré » par une Assemblée nationale sans majorité, le chef du gouvernement glisse au passage qu’il reprendra sa « liberté » s’il vient à tomber sur le budget. Selon Sébastien Lecornu, une absence de budget viendrait « rajouter un désordre domestique au désordre international » ce qui « nous mettrait dans une situation gravissime » sur le plan financier. « Le chantage (…), ça ne fonctionne pas avec nous », a répondu le chef des députés socialistes Boris Vallaud depuis les journées d’été du PS à Blois. « Il faut un budget pour la France », mais « ce ne sera pas le budget de M. Lecornu », a-t-il prévenu.
Une « réforme » des arrêts maladie
Faute de majorité et à moins de huit mois du premier tour de la présidentielle, le Premier ministre promet un budget « avec des mesures, pour beaucoup, réversibles, par la nouvelle majorité qui sortira des urnes », donc « un…
Auteur: Rédaction Public Sénat
