À l’approche des débats budgétaires de l’automne, Sébastien Lecornu prépare sa copie. Le chef du gouvernement est en quête d’économies et ne s’en cache pas. Dans une interview fleuve à Paris Match, il ne se dit « pas très optimiste » quant à l’objectif de maintenir le déficit à 5 % du PIB en 2026. La faute à la guerre en Iran et à l’inflation qui « n’étaient prévues par personne » et « pèsent considérablement sur 2026 ». Le Premier ministre appelle donc à des réformes « structurelles, même modestes » pour l’année prochaine.
Parmi les pistes qu’il esquisse, il y a celle, inflammable, des franchises médicales, cette fraction du prix d’un médicament ou d’une consultation non prise en charge par la Sécurité sociale, et donc laissée au patient. Introduites en 2008, elles s’élèvent à 1 € pour les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux et à 4 euros pour les transports médicaux. Ce reste à charge ne peut dépasser 50 euros par an au total. Le mécanisme est similaire pour la participation forfaitaire (2 euros) lors d’une consultation médicale, avec un plafond annuel de 50 euros.
Un chantier lancé par François Bayrou
Ce sont ces plafonds que Sébastien Lecornu semble viser. Il entend « demander un effort à ceux qui achètent plus de 50 boîtes de médicaments par an ou vont plus de 25 fois chez le médecin par an, tout en protégeant les plus fragiles socialement », indique-t-il…
Auteur: Christian Mouly

