Sécheresse : 64 000 personnes encore privées d’eau au robinet

Dans les zones rurales et périurbaines les plus touchées, les sources locales se sont taries et les réseaux de distribution à sec ne peuvent plus assurer leur mission de service public. La ministre Monique Barbut a évoqué « 64.000 habitants qui doivent encore être approvisionnés par des camions-citernes ou grâce à des bouteilles d’eau pour boire, pour manger ou pour se laver ».

L’effondrement des nappes phréatiques

Cette pénurie est le symptôme d’un déséquilibre profond du cycle de l’eau. Selon les données publiées par le BRGM (le service géologique national), 61 % des nappes phréatiques de l’Hexagone affichent des niveaux inférieurs aux normales de saison, une proportion alarmante qui fragilise l’ensemble de l’appareil hydrique.

En l’espace de deux semaines seulement, le nombre de personnes dépendant de réseaux placés sous vigilance accrue a explosé : 223 000 habitants de plus sont touchés, portant le total à 6,4 millions de Français soumis à des restrictions d’eau. Ce total pourrait repartir à la hausse sans nouvelles précipitations.

Partout, les rivières asséchées  témoignent d’écosystèmes aquatiques à l’agonie. 74 départements sont toujours placés en situation de crise sécheresse. L’état des eaux souterraines est particulièrement surveillé. 90 % des 36 000 points de captage d’eau potable sont des forages et la diminution des niveaux « conditionne très largement notre capacité à traverser les prochains mois ».

« Le niveau des nappes est contrasté sur le territoire. Il est très bas pour les nappes du socle limousin et les calcaires du Jura et la plaine nord d’Alsace et encore haut pour les nappes des formations de la Vistrenque », explique le BRGM.

Les territoires à risque

Les territoires à risque : le risque de rupture d’eau potable au robinet est bel et bien réel dans toute la Creuse. Le pays de Saint-Malo n’a plus que trois mois d’eau potable et, sans…

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Auteur: Léonore Suied