Alerte « écarlate » sur la ressource en eau dans le Finistère. Le département breton est dans une « situation critique » a averti, jeudi 8 octobre, le maire divers droite de Brest Stéphane Roudaut, selon les informations de France 3 Bretagne. Si sa pluviométrie est traditionnellement importante, la région est très vulnérables aux sécheresses et tire 75 % de son eau des fleuves, rivières et barrages.
« Les débits des cours d’eau restent à des niveaux historiquement bas et les retenues continuent de se vider », a appuyé le préfet Louis Le Franc, vendredi. Cette situation est d’autant plus préoccupante que 70 % de l’eau destinée à l’alimentation en eau potable dans le Finistère provient des eaux superficielles qui dépendent elles-mêmes de la pluviométrie.
La situation est telle que, « si aucun effort n’est fait aujourd’hui par les habitants, par l’économie, par l’agroalimentaire, nous n’aurons plus d’eau d’ici moins d’un mois », a prévenu Stéphane Roudaut. Le maire de Brest a appelé à économiser l’eau autant que possible : « On ne lave plus sa voiture, on ne prend plus de bain. On fait attention, chacun dans son quotidien à la façon dont on consomme de l’eau. » Des mesures préventives destinées à éviter de prendre des « restrictions drastiques », a-t-il averti.
Selon Philippe Rybski, le directeur du syndicat du bassin de l’Élorn, les habitants du Nord Finistère doivent réduire leur consommation d’eau de moitié pour éviter tout risque de coupure.
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