Alors que la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité, COP16, se déroule à Cali en Colombie, nous vous emmenons sur le front de la lutte contre le changement climatique auprès des Wayúu qui relèvent depuis des siècles des défis dans l’un des environnements les plus inhospitaliers de la planète.
Lorsque les connaissances traditionnelles rencontrent l’agrobiodiversité, un terme qui désigne l’adoption de pratiques agricoles qui conservent et enrichissent la nature tout en contribuant à la résilience et à la sécurité alimentaire à long terme, un allié clé émerge : une variété unique de niébé, le haricot kapeshuna, mieux connu sous le nom de haricot « Guajiro ».
« Le haricot Guajiro est dur comme le peuple Wayúu », explique Manuel Montiel, du village d’Ipasharrain, au centre de La Guajira, en Colombie. « En fait, il devient plus fort lorsque vous marchez dessus ».
Manuel Montiel, de la communauté Wayúu du village d’Ipasharrain, en Colombie, a déclaré que le haricot Guajiro, très résistant, ne prend que 45 à 50 jours pour pousser.
Ingrédient ancestral de l’étoile
La Guajira, où habitent plus de 600.000 personnes, est la terre ancestrale des Wayúu. Elle s’étend sur près de 21.000 kilomètres carrés de forêts sèches et de dunes désertiques à l’extrême nord du continent, à la frontière de la Colombie et du Venezuela.
C’est aussi un endroit où il est difficile de cultiver de la nourriture en raison de la sécheresse, des inondations, du soleil implacable, des vents violents, des faibles précipitations, des rares sources d’eau et des températures oscillant entre 35 et 40 °C tout au long de l’année.
Traversant un champ verdoyant à Ipasharrain, M. Montiel a osé marcher sur les plantes vertes, brunes et violettes, s’arrêtant pour cueillir soigneusement une poignée de haricots qu’il a ensuite donnée à sa sœur, sa femme et sa fille, qui, avec d’autres…
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Auteur: Nations Unies FR
