Sécheresse en Iran, incendies en Espagne, inondations en République démocratique du Congo… Ce n’est pas une surprise, mais 2025 a été une nouvelle année marquée par des conditions météorologiques extrêmes.
C’est ce que révèle le rapport World Weather Attribution (WWA), publié le 30 décembre. Cet organisme scientifique international, spécialisé dans l’analyse du lien entre le réchauffement climatique et les événements climatiques extrêmes, a examiné 157 phénomènes météorologiques à travers le monde. Le constat était connu, mais reste préoccupant : les émissions de gaz à effet de serre ont entraîné des températures exceptionnellement élevées. Cette hausse a intensifié les vagues de chaleur prolongées, aggravé les sécheresses et les risques d’incendie, tout en renforçant les précipitations, les vents extrêmes et les inondations responsables de milliers de morts.
« Chaque année, les risques liés au changement climatique deviennent moins hypothétiques et plus brutaux », assure Friederike Otto, professeure de sciences climatiques au Centre for Environmental Policy de l’Imperial College de Londres et cofondatrice du WWA.
Des vagues de chaleur dix fois plus fréquentes
Si 2025 ne bat pas de record, elle reste l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre. Le rapport scientifique confirme que, dix ans après la signature de l’Accord de Paris, la moyenne de température de la Terre sur trois ans a dépassé les 1,5 °C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle.
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« Il est essentiel et vital de conserver l’objectif de 1,5 °C en moyenne décennale. Même si nous sommes sur une mauvaise tendance, ce n’est pas du tout terminé », explique à Reporterre Mounia Mostefaoui, climatologue et co-autrice du livre Energetics of the Climate System (août 2025, Wiley-ISTE, non…
Auteur: Louise Mohammedi

