Sécheresse : plusieurs réacteurs nucléaires à l'arrêt en France et en Hongrie

La sécheresse très étendue que traverse l’Europe en ce mois d’août affecte aussi les réacteurs nucléaires, dont certains dépendent de l’eau des fleuves pour assurer leur refroidissement. La centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, est entièrement à l’arrêt depuis samedi 1er août en raison du débit insuffisant de la Meuse, alors qu’une première tranche était déjà arrêtée depuis le 11 juillet. Cette décision découle de l’accord franco-belge sur la gestion des eaux de la Meuse, signé en 1998, qui impose de préserver un débit minimal du fleuve.

Même situation à la centrale de Cattenom, en Moselle, où la baisse du débit de la rivière du même nom a contraint EDF à arrêter le réacteur n° 1 dans la nuit du 31 juillet au 1er août pour respecter la réglementation environnementale. Deux autres réacteurs étant déjà indisponibles en raison d’opérations de maintenance, seul le réacteur n° 3 continue d’alimenter le réseau électrique.

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En Hongrie, la baisse du niveau du Danube a imposé l’arrêt de la centrale nucléaire de Paks, la seule du pays — une première en plus de quarante ans d’exploitation. « Le réseau électrique, nos services publics et nous-mêmes serons tous soumis à une pression énorme », a alerté le Premier ministre de Hongrie, Péter Magyar, alors que plusieurs jours de très fortes chaleurs sont attendus en ce début de semaine. Il a appelé les entreprises, les collectivités, les services publics et les particuliers à réduire ou décaler leur consommation d’électricité entre 17 heures et 22 heures.

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