L’idée chemine, sans qu’il n’y ait pour le moment de traduction dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, actuellement en débat à l’Assemblée nationale. Défendue par des parlementaires de l’arc central, au palais Bourbon comme au palais du Luxembourg, l’introduction d’une deuxième journée de solidarité bénéficie d’un regard intéressé de la part du gouvernement. La semaine dernière, le ministre du Budget Laurent Saint-Martin estimait que cette mesure irait « dans le bon sens », s’en remettant au débat parlementaire à venir. « C’est une proposition très intéressante qu’on instruit, qu’il faut regarder de près », expliquait avant lui le ministre de l’Économie et des Finances, dont l’objectif est de parvenir à 15 milliards d’euros d’effort budgétaire dans les comptes sociaux.
Antoine Armand se montre toujours ouvert ce lundi, dans un entretien aux Échos : « Ouvrons le débat. L’objectif doit être, en tout cas, d’accroître le nombre d’heures travaillées sur l’année, pour pouvoir financer notre modèle de protection sociale auquel nous tenons tous. »
De 2,4 à 3,3 milliards d’euros de rendement par journée de solidarité
Ce débat pourrait avoir lieu au Sénat, où le projet de loi de financement de la Sécurité sociale sera étudié en commission le 13 novembre, puis en séance à partir du 18. C’est d’ailleurs au palais du Luxembourg qu’avait été…
Auteur: Guillaume Jacquot

