Sécuriser les grands événements sportifs : que faut-il attendre des outils technologiques ?

Être responsable de la sécurité de grands événements sportifs semble une tâche ingrate. Les ratés sont retentissants, alors que l’invisibilité de la sécurisation est la marque du succès. Par ailleurs, une certaine humilité s’impose, les menaces étant plurielles : affrontements entre supporters, attentats, intrusions en tribune, mouvements de foule, délinquance d’appropriation… Les mesures prises contre un risque peuvent de surcroît en amplifier d’autres. Le drame d’Hillsborough, le 15 avril 1989, lors duquel des supporters ont perdu la vie écrasés contre les barrières anti-envahissement de terrain, est tristement resté dans les mémoires.

Quelques jours avant le début de la Coupe du monde de rugby 2023, le gouvernement français affichait sa confiance, assurant avoir tiré les leçons de la finale chaotique de Ligue des champions 2022, avec les Jeux olympiques et paralympiques 2024 en ligne de mire. Plusieurs évolutions attestent une prise de conscience des erreurs commises : anticipation du recrutement d’agents de sécurité, révision des voies d’acheminement vers le Stade de France, billetterie intégralement électronique, intensification de la lutte contre la délinquance en amont des événements puis le jour J via un recours accru aux effectifs de sécurité publique.

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Des problèmes faisant écho aux incidents de Saint-Denis sont néanmoins apparus à Bordeaux et Marseille au deuxième jour de la compétition. Ni violence ni délinquance, mais une absence de fluidité dans l’acheminement des spectateurs vers les stades, puis en tribune : panne de transports en commun, rames insuffisantes, arrivées tardives et concentrées sur certaines portes d’accès, signalétique approximative, lenteur des contrôles de sécurité, inexpérience de stadiers parfois non…

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Auteur: Bastien Soulé, Professeur des Universités en STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives), Université Claude Bernard Lyon 1