« Aucun expert en toxicologie humaine, en santé environnementale ou en évaluation des risques liés aux pesticides » n’a été invité. L’audition organisée le 2 septembre par les commissions environnement et agriculture du Parlement européen consacrée à l’omnibus « sécurité alimentaire » ne réunira que des représentants de l’agro-industrie et une chercheuse en situation de conflit d’intérêts, relève Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) dans une lettre ouverte publiée par le média Contexte.
On y retrouve Cédric Benoist, président du groupe de travail céréales de Copa-Cogeca, le lobby de l’agro-industrie au niveau européen. Cette organisation « coordonne activement ses activités de lobbying avec CropLife Europe, le lobby européen de l’industrie des pesticides », souligne PAN Europe. Il doit participer à la table ronde « Mise en œuvre du cadre réglementaire de l’UE en matière d’alimentation humaine et animale » en compagnie de Pavel Minář, directeur du département des produits phytosanitaires de l’Institut central tchèque de contrôle et d’essais agricoles, et de Robert Wiedmer, le directeur de l’organisation allemande Beratungsring, qui conseille les fruiticulteurs et les viticulteurs sur l’utilisation des pesticides dans le cadre de systèmes de production intensifs.
Le second panel, intitulé « Défis scientifiques et opportunités liés à la loi omnibus sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux » réunit des scientifiques, parmi lesquels Anne-Kathrin Mahlein, la directrice de l’Institut de recherche sur la betterave sucrière de l’université de Göttingen (Allemagne). Cet institut a pour unique bailleur de fonds le lobby de l’industrie allemande du sucre, qui a « mené une longue série d’actions de lobbying […] pour autoriser en urgence l’utilisation de néonicotinoïdes dans la culture de la betterave sucrière », pointe PAN…
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