La mortalité sur les routes est restée quasi stable dans l’Hexagone entre 2023 et 2024, alors qu’en outre-mer, elle a augmenté de 4%, a dévoilé jeudi la Sécurité routière, rappelant que le comportement des usagers entrait en ligne de compte dans 90%.
Dans l’Hexagone, 3.190 personnes au total ont perdu la vie sur les routes, soit une hausse de 0,7%, et 233.000 personnes ont été blessées (-0,8%), détaille l’Observatoire national interministériel de sécurité routière (ONISR).
L’année 2023 s’était avérée « historique: c’était la première fois qu’on passait sous la barre des 3.200 morts. 2024 reste sous cette tendance mais en très légère augmentation par rapport à 2023, on a un petit pourcentage d’augmentation de 0,7% », relève lors d’une conférence de presse Florence Guillaume, déléguée interministérielle à la Sécurité routière.
Dans les territoires ultramarins, l’augmentation est plus élevée (+4%) et le nombre de personnes décédées atteint 241. La mortalité des deux-roues motorisés, qui représente un tiers de ces victimes, augmente, celle des voitures et des piétons aussi.
« Moins de pratique »
En termes d’âge, les 18-34 ans sont, dans les territoires ultramarins, les plus touchés: 103 tués en 2024 contre 82 l’année passée.
« Chez les 18-24 ans, les jeunes conducteurs ont moins de maîtrise du véhicule, ils ont moins de pratique », explique Florence Guillaume.
Dans l’Hexagone, les jeunes figurent aussi parmi les profils les plus à risque, suivis des personnes âgées. Et les hommes sont plus concernés que les femmes.
En 2024, 2.477 hommes sont ainsi décédés dans un accident de la route, soit 78% des tués. Les hommes représentent par ailleurs 75% des blessés graves et 84% des présumés responsables d’accidents mortels, « soit des ratios équivalents à ceux observés en 2023 », note l’ONISR.
Selon la déléguée, « les hommes prennent un peu plus de…
Auteur: AFP

