Sécurité sociale : sans budget en 2027, la France sera sous la menace de « décisions futures brutales », met en garde Stéphanie Rist

Une main tendue, doublée d’un avertissement. Comme l’an dernier, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a rappelé aux sénateurs de la commission des affaires sociales ce 14 octobre que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 n’était qu’une copie initiale et qu’elle serait attachée au « dialogue » avec les parlementaires, qui ne manqueront pas de proposer des versions « alternatives », ou de « l’enrichir », selon la formule consacrée. Dans un moment où la charge de la dette s’emballe de façon inquiétante, et où le Fonds monétaire international commence à rappeler la France à l’ordre, la ministre a néanmoins dramatisé les enjeux, bien plus qu’en 2025. Ce texte fait, d’après elle, le choix de « traiter les difficultés, pour que nous ayons encore des marges pour agir ». « L’absence de choix » imposerait, redoute-t-elle, des « options futures brutales » pour les Français.

Dans le prolongement de signatures de décrets cet été, ayant permis d’économiser 1,5 milliard d’euros sur les dépenses de santé pour tirer les conséquences de l’affaiblissement de la croissance, la ministre porte aujourd’hui un projet de loi permettait de « porter le freinage » à « près de dix milliards d’euros ». Le gouvernement espère, avec ses mesures, réduire l’an prochain le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale à 7,8 milliards d’euros, contre…

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Auteur: Guillaume Jacquot