Alors que l’aide d’urgence arrive au compte-gouttes, les femmes et les filles qui étaient déjà vulnérables en raison d’années de conflit, de déplacements et d’instabilité économique, sont désormais confrontées à des risques encore plus grands de violence et d’exploitation basées sur le genre, selon une coalition dirigée par l’ONU en réponse à la crise.
« Les filles sont particulièrement vulnérables, surtout lorsqu’elles sont séparées de leur famille ou vivent dans des abris surpeuplés sans intimité adéquate », avertit le rapport, soulignant la nécessité de mesures de protection.
« De nombreux aidants étant blessés ou tués, des efforts urgents sont nécessaires pour identifier, protéger et réunir les enfants non accompagnés et séparés ».
La coalition, officiellement appelée Groupe de travail sur le genre dans l’action humanitaire, est codirigée par ONU Femmes et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).
Informations sur un cessez-le-feu temporaire
Des médias ont rapporté mercredi que la junte militaire birmane a annoncé un cessez-le-feu temporaire du 2 au 22 avril afin de faciliter les opérations de secours et de sauvetage d’urgence.
Cette annonce fait suite à une déclaration de cessez-le-feu antérieure des groupes armés opposés à la junte en début de semaine.
Le Myanmar reste plongé dans une crise qui s’aggrave depuis que la Tatmadaw – nom de l’armée – a renversé le gouvernement démocratiquement élu en 2021, emprisonnant de hauts dirigeants, dont le Président Win Myint et la Conseillère d’État Aung San Suu Kyi.
Vulnérabilités préexistantes
Alors que les estimations indiquent que jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être affectées par le tremblement de terre, les femmes et les filles – qui représentaient déjà plus de la moitié des 10 millions de personnes ayant besoin d’une aide urgente avant la catastrophe – sont confrontées à des difficultés croissantes.
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Auteur: Nations Unies FR

