Au moins 300 morts et environ 3500 blessés, des centaines de personnes disparues, des dizaines de milliers de bâtiments et infrastructures dévastées : c’est le bilan (encore provisoire) du séisme d’une magnitude de 7,4 qui a secoué la Colombie le 10 août 2026. Ressenti dans une grande partie du pays, c’est dans le sud-ouest du pays que se situait l’épicentre du séisme. La ville de Cali, la troisième plus grande métropole du pays après Bogota et Medellin, a été particulièrement touchée, ainsi que celle de Pereira au cœur de la principale région productrice de café du pays, et celle de Quibdó – capitale du département du Choco, l’une des régions les plus isolées de Colombie.
Investi quelques jours plus tôt, le 7 août, le président d’extrême-droite Abelardo de la Espriella Oetero, qui avait refusé toutes formes de transition avec le gouvernement précédent de Gustavo Petro, a démontré rapidement sa mauvaise gestion de la catastrophe. Tout d’abord, en refusant l’aide de certains pays voisins : c’est le cas pour le Mexique ou le Brésil, qui ont vu leurs propositions d’assistance rejetées par le pouvoir Colombien – ce qui a fait perdre un temps précieux pour les victimes ensevelies, alors que les 72 heures après le séisme sont cruciales pour les recherches. Car Abelardo de la Espriella a décidé de n’accepter de l’aide que de pays qui sont politiquement alignés avec son idéologie ultra-libérale et néo-fasciste.
Le nouveau président Colombien, ancien avocat qui s’est fait connaître pour son soutien aux groupes paramilitaires d’extrême droite, a engagé un rapprochement avec des pays tels que le Salvador, l’Équateur, mais aussi les États-Unis et Israël – avec qui les liens avaient été coupés lors de la précédente mandature de Gustavo Petro. Preuve de ce rapprochement, le jour même du séisme, la Colombie avait annoncé reconnaître la souveraineté d’Israël sur…
Auteur: B
