Séisme en Colombie : pourquoi certains tremblements de terre sont-ils particulièrement meurtriers ?

Un séisme de magnitude 7,4 a frappé l’ouest de la Colombie ce lundi. Il a fait au moins 181 morts et plus de 1 300 blessés, selon le dernier bilan communiqué par la présidence mardi 11 août. Celui-ci devrait encore évoluer, alors que les recherches se poursuivent dans les décombres de Pereira, Manizales ou Cali, les villes les plus touchées.

Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, ce n’est pas la première fois que le continent sud-américain est confronté à un tremblement de terre. Le 24 juin dernier, un double séisme de magnitude 7,2 et 7,5 avait déjà frappé le Venezuela voisin. Il avait fait plus de 6 000 morts.

Au-delà de chiffres, une question revient à chaque catastrophe de ce type. Pourquoi certains séismes tuent-ils des milliers de personnes quand d’autres, de force comparable, ne font que peu de victimes ?

Des séismes de magnitude variable

Comme l’explique l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), la magnitude mesure l’énergie libérée à la source du séisme. Elle est calculée à partir de l’amplitude du mouvement du sol enregistrée par les instruments sismologiques.

Mais c’est plutôt l’intensité du séisme qui va donner une idée de sa gravité en un point donné. L’intensité peut être très variable en fonction de la profondeur du foyer, de la durée des secousses et surtout de la qualité du bâti, même à magnitude identique, rappelle le Centre pyrénéen des risques majeurs. Plus un foyer est profond, plus l’énergie se dissipe avant d’atteindre la surface.

L’exemple le plus souvent cité par les sismologues est celui d’Haïti. En janvier 2010, un séisme de magnitude 7,0 a frappé le pays. À l’échelle mondiale, cette magnitude n’avait rien d’exceptionnel. Mais son foyer se trouvait à une dizaine de kilomètres à peine sous Port-au-Prince, ce qui explique en grande partie l’ampleur du désastre et les plus…

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Auteur: Margaux Acosta