La guerre est toujours une boucherie
Les commémorations du Débarquement de 1944 en Normandie participent à la légitimation de la guerre et du nationalisme, surtout en ces temps belliqueux. Il n’est d’ailleurs jamais question des dizaines de milliers de civils ensevelis sous les bombes, des villes rasées (comme Caen), des viols et des massacres qui ont accompagné le Débarquement.
Aujourd’hui, la guerre est partout : en Ukraine, envahie par l’armée russe ; en Palestine, où la population est massacrée par l’Etat israélien ; en Birmanie, où la dictature des généraux cherche à éliminer leurs opposants et opposantes ; au Soudan, où la révolution populaire est effacée par une guerre entre généraux ; au Yémen, où la révolution qui a chassé le dictateur est elle aussi effacée par un conflit entre les islamistes Houthis et un gouvernement autoritaire soutenu par un cartel d’Etats ; en République Démocratique du Congo, où une myriade de groupes armés et les forces gouvernementales s’affrontent pour le contrôle des ressources ; etc. Partout, ce sont les populations qui trinquent et la liberté qui est étouffée.
En France aussi, la guerre se prépare. Il faut prendre au sérieux les déclarations va-t’en guerre de Macron et consorts. L’Union européenne a d’ores et déjà acté la guerre contre la Russie. La seule question en suspens est celle de son niveau d’intensité. La généralisation du Service National Universel avec ses levées de drapeau, les interdictions de manifester en soutien à la Palestine, la militarisation de la police, la mise en place d’une économie de plus en plus axée sur la guerre (plus de 400 milliards prévus pour l’armée entre 2024 et 2030), et bien d’autres dégueulasseries préparent les esprits et préparent les armes des guerres à venir. Le bruit des bottes n’est jamais une bonne nouvelle pour les aspirations à la liberté. Quoi de mieux que la militarisation pour…
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