Le RN parle beaucoup de dissolution. Mais au Rassemblement national, on ne pense pas qu’à d’hypothétiques élections législatives, le matin en se rasant. Le RN a en tête un autre scrutin, qui concerne l’autre chambre du Parlement, moins médiatique et plus lointain : les élections sénatoriales. En septembre 2026, comme tous les 3 ans, la moitié des sièges de la Haute assemblée seront remis en jeu. Et cette fois, le parti d’extrême droite ne compte pas jouer les spectateurs et s’organise.
« Lancer la campagne sénatoriale juste après les municipales »
Le RN part de loin. Depuis les sénatoriales de 2023, il ne dispose que de trois sénateurs : Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne). Ses ambitions restent modestes, mais le parti entend progresser et renforcer sa présence au Palais de Marie de Médicis.
Preuve de l’attention portée à ce scrutin : le RN a déjà nommé un directeur de campagne, en la personne de Ludovic Pajot. Ancien député, il est maire de Bruay-la-Buissière, conseiller départemental du Pas-de-Calais et préside le conseil des élus locaux du RN. « On s’y prépare maintenant pour être prêts à lancer la campagne sénatoriale juste après les municipales », explique l’élu des Hauts-de-France, qui ajoute :
Obtenir un groupe au Sénat, « un objectif ambitieux, mais pas inatteignable »
Le RN a déjà fixé son objectif. « Nous avons la volonté de doubler…
Auteur: François Vignal

