Les Ecologistes, comme le reste de la gauche, ne pensent pas qu’à la présidentielle. Mais aussi aux sénatoriales. Pour le scrutin du 27 septembre prochain, l’enjeu ne sera pas exactement le même, pour les petits ou les gros groupes, qui compte davantage de sénateurs. Car pour les groupes qui disposent d’un nombre restreint d’élus, le risque de perdre des sièges aura théoriquement plus de conséquences, en s’approchant de la barre des 10 sénateurs, seuil nécessaire pour former un groupe. C’est le cas du groupe écologiste du Sénat. Avec 7 sénateurs renouvelables sur un total de 16 membres, c’est près de 44 % du groupe, soit quasiment la moitié, qui est concernée par le scrutin.
« Le groupe n’est pas en sursis »
Pour bien comprendre cette élection, il faut avoir en tête que ce sont les grands électeurs, corps électoral composé à 95 % des conseillers municipaux, qui élisent les sénateurs dans un mode de scrutin au suffrage universel indirect. Autrement dit, les dernières municipales donnent la couleur des sénatoriales qui suivent. Et en mars dernier, la carte de France des mairies a perdu du vert. Les Ecologistes ont accusé deux grosses pertes : les villes de Bordeaux et de Strasbourg, sans oublier la métropole de Lyon. Or ce sont justement des communes situées dans des départements renouvelables, dans ce scrutin où la moitié des sièges du Sénat est remise en jeu. On comprend pourquoi les écolos ont plus à…
Auteur: François Vignal

