Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Après les municipales, les partis peuvent se tourner vers le prochain scrutin. Il ne s’agit pas de la présidentielle, mais des élections sénatoriales bien sûr. En septembre 2026, la moitié des sièges de la Haute assemblée est remise en jeu. Précisément, ce sont les 178 sièges de la série 2 (soit un peu plus de la moitié des 348 sénateurs) qui sont concernés par le renouvellement.

Dans un mode de scrutin où le corps électoral des grands électeurs des sénateurs est composé à 95 % de conseillers municipaux, l’élection des maires joue un rôle majeur. Si bien que dès l’issue des municipales, véritable antichambre des sénatoriales, on peut déjà avoir une sérieuse idée de la tendance pour la Haute assemblée, en 2026, mais aussi… pour le renouvellement suivant, en 2029.

« En début d’année, on avait fait une projection avec une réduction du groupe LR de 9 ou 10 sièges »

Du côté de la majorité sénatoriale de Gérard Larcher, composée des LR et du groupe Union centriste, on regarde l’élection de septembre avec une certaine confiance. Pour le groupe LR, les perspectives sont même meilleures après les municipales qu’avant, alors que 45 % du groupe sera renouvelé en septembre, avec « 20 % de nouveaux candidats », précise Roger Karoutchi, sénateur LR des Hauts-de-Seine.

Imaginant Toulon passer au RN, ce qui n’a pas été le cas, les LR étaient assez pessimistes à l’origine. « En début d’année, on avait fait…

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Auteur: François Vignal

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