Pour les sénatoriales de septembre 2026, qui arriveront à sept mois de la présidentielle, le RN n’a pas pris le scrutin à la légère. Il entend se donner toutes les chances, surtout là où la victoire est possible. En Gironde, le parti fait appel à la députée bien implantée Edwige Diaz, comme nous l’évoquions, pour espérer remporter un siège qui n’est pas assuré sur le papier. Dans les Bouches-du-Rhône, autre stratégie : le parti d’extrême droite, qui devrait faire un siège sans trop de mal, s’appuie sur une ancienne LR pour espérer aller chercher un second sénateur.
C’est Marie-Pierre Callet, qui a quitté LR en 2024, qui représentera les couleurs du RN. Ce n’est pas n’importe qui. Elle est la cinquième vice-présidente du département des Bouches-du-Rhône, auprès de la présidente LR, Martine Vassal. Ou plutôt était. Le groupe de la majorité a annoncé qu’« il a été convenu que Marie-Pierre Callet se mettrait en retrait du groupe et qu’elle rendrait l’ensemble de ses délégations ».
« Profil idéal »
C’est aux côtés de Franck Allisio, ancien candidat RN aux municipales à Marseille et à la tête de la fédération RN des Bouches-du-Rhône, que le parti a présenté sa tête de liste lundi, lors d’une conférence de presse. « Plus d’une vingtaine d’élus LR du département nous ont rejoints », s’est félicité Franck Allisio, lui-même ancien de l’UMP. Il y a une semaine, c’est la présidente…
Auteur: François Vignal

