La révolution attendra. Dans les couloirs feutrés du palais du Luxembourg, les gauches ont sorti leurs calculettes. Car pour ces sénatoriales, elles jouaient gros. Les socialistes en premier lieu. Ils pouvaient perdre leur statut de deuxième groupe de cette chambre. Le cauchemar n’a pas eu lieu. Leurs quelques victoires dans le Doubs ou l’Hérault compensent leurs défaites dans la Creuse, la Drôme ou le Vaucluse. Dans l’Aude, ils réussissent même à conserver leur siège dans ce territoire de conquête pour l’extrême droite. En bref, les roses assurent l’essentiel.
Malgré la percée historique des marinistes et la stabilisation des groupes de droite, les socialistes résistent. Avec plus de 60 membres, ils pourront toujours saisir le Conseil constitutionnel sans l’aide d’autres parlementaires. Le pari de Patrick Kanner, patron du groupe depuis plus de huit ans, est réussi. Le sénateur du Nord n’est pas affaibli par ces sénatoriales. Mais en coulisses, certains se verraient bien prendre sa place. L’intéressé se nomme Rachid Temal. « Ce n’est pas le sujet », balaie-t-il aujourd’hui.
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« Il voulait être candidat deux fois, en 2020 et en 2023. Il faut qu’il aille jusqu’au bout », assumait, sûr de lui, Patrick Kanner il y a quelques jours. L’un de ses soutiens notait d’ailleurs le rapprochement « curieux » de Temal, réputé proche de François Hollande, avec Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS). Selon cette même source, le sénateur du Val-d’Oise ferait campagne en sous-marin depuis des semaines : « Il essaie de battre Patrick Kanner en allant chercher des voix chez les partisans d’Olivier Faure. Et il lui…
Auteur: Lucas Sarafian
