C’est l’autre pilier de la majorité sénatoriale, le groupe Union centriste. Si le groupe LR du Sénat est le premier groupe de la Haute assemblée, il ne détient pas la majorité absolue à lui seul. Il a besoin de l’apport du groupe Union centriste. C’est cette majorité « de droite et du centre », comme le répète souvent le président LR du Sénat, Gérard Larcher, qui tient le palais.
Les centristes grignotent des sièges, scrutin après scrutin
Derrière les LR, premier groupe avec 131 membres, l’Union centriste compte aujourd’hui 59 membres, dont 30 (51 %) seront renouvelés à l’occasion des élections sénatoriales du 27 septembre prochain. C’est le troisième groupe du Sénat, derrière le groupe PS et ses 64 sénateurs. Avec seulement aujourd’hui 5 sièges d’écart, les deux groupes sont proches. Au point qu’une question se pose pour les sénatoriales : le groupe centriste peut-il devenir le deuxième groupe du Sénat en passant devant le groupe PS ? L’hypothèse n’est pas exclue. D’autant que l’écart vient de se resserrer. Le groupe PS comptait 65 membres jusqu’en juillet, avant que Jean-Luc Devinaz ne quitte le PS pour le groupe RDSE, pour protester contre la composition de la liste des sénatoriales dans le Rhône.
Lentement mais sûrement, les centristes grignotent des sièges, scrutin après scrutin. 7 gagnés en 2017, 3 en 2020, pour atteindre les 54, avant de passer à 57 avant le scrutin de 2023. Après…
Auteur: François Vignal
