Séparatisme : entretien avec Eugénie Loison de la Libre Pensée | « La laïcité n’est pas une valeur à défendre, mais une loi »



De gauche à droite en commençant par la femme munie d’une écharpe tricolore : Emmanuelle Ménard, députée d’extrême-droite, son mari Robert Ménard, maire d’extrême droite de Béziers et Hugues Moutouh, ancien préfet de l’Hérault, lors de la procession de la Vierge Marie organisée par la Ville de Béziers, le 11 août 2022. Photo de la Libre Pensée

Article initialement paru dans notre numéro d’anniversaire “spécial dix ans” en janvier 2024.

Eugénie Loison est la présidente de la fédération Héraultaise de la Libre pensée, une association aussi vieille que la loi de 1905 de séparation des églises et de l’État, dont la mission est justement de veiller au respect de cette loi. Pour Le Poing, elle est revenue sur les combats qu’elle et ses camarades ont mené dans l’Hérault dans la décennie qui vient de s’écouler.

Quels ont été les principaux combats de la Libre Pensée ces dix dernières années ?

Eugénie Loison : Dans l’Hérault, la Libre Pensée était en sommeil jusqu’en 2015, où l’association s’est reconstituée. Notre première lutte a été d’interpeller le maire de l’époque, Philippe Saurel, qui s’était placé en défenseur traditionnel des fêtes de la Saint-Roch, des fêtes cultuelles avec des messes et des processions, en leur accordant une subvention. Le problème, c’est quand l’État donne des subventions pour organiser ces fêtes. Dans la loi de séparation des églises et de l’État, il est dit que les élu.es ne doivent pas faire de la publicité et subventionner des cultes, donc on l’a interpellé là-dessus.

Une affaire qui a continué jusque sous le mandat de Michaël Delafosse…

Eugénie Loison : L’an dernier, l’adjointe au maire Fanny Dombres Coste est partie en pèlerinage et aux messes à Saint Jacques de Compostelle, dans le cadre des fêtes de Saint-Roch, tout cela soutenu et financé par la Mairie à hauteur de…

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Auteur: Elian Barascud