206 000 euros. C’est la somme que devront verser sept militants écologistes à trois grosses entreprises : SNCF Réseau, Sofral Le Gouessant (coopérative agricole) et la compagnie de transport Millet Rail, dans le cadre de l’affaire dite du « train bloqué ».
Le 15 décembre dernier, ils avaient été jugés aux côtés de cinq autres personnes par le tribunal correctionnel de Lorient pour « entrave à la mise en marche ou à la circulation de trains, entrée irrégulière dans l’enceinte du chemin de fer, dépôt de matériau ou objets quelconques dans l’enceinte du chemin de fer, dégradations de biens d’autrui, en réunion ». La décision a été rendue ce 11 février. Cinq activistes ont été relaxés, six ont écopé de 5000 euros d’amende avec sursis et une personne a été condamnée à 5000 euros ferme – en plus des indemnités.
Au cœur de ce procès, une action de désobéissance civile, menée le 19 mars 2022, à Saint-Gérand, petite commune du Morbihan, et ciblant un train qui transportait 1390 tonnes de blé, destiné à deux usines de production alimentaire pour bétail. Une partie de son chargement avait été déversé sur les voies. À travers cette mobilisation, le collectif Bretagne contre les fermes-usines, qui compte notamment en son sein des syndicalistes de la Confédération paysanne, des militantes d’Extinction Rebellion et des Faucheurs volontaires, entendait visibiliser les ravages du système agro-industriel.
En face, les réactions avaient été virulentes, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) du Morbihan étant allée jusqu’à condamner un « acte qualifiable de terroriste ».
Procès du « train bloqué » : 12 activistes face à des poids lourds de l’agro-industrie
« Des citoyens face à des poids lourds de l’agro-industrie »
Plusieurs mastodontes du secteur s’étaient par la suite portés parties civiles : la FNSEA ainsi que…
Auteur: Tiphaine Guéret

