En cet été 2017, ils se remettent encore à peine de ce que certains qualifient de « hold-up » démocratique. Le jeune Emmanuel Macron, 39 ans, vient d’être élu président de la République, au nez et à la barbe de ce qu’on appellera un peu vite, alors, « l’ancien monde ». Le PS et l’UMP sont dans les choux, bons à compter les ralliements à En Marche, le mouvement présidentiel qui a accompagné l’ascension fulgurante de l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande.
Durant les premiers mois, la majorité sénatoriale soutient plusieurs réformes
Au Sénat, fief des fillonistes, on panse ses plaies. Quelque mois auparavant, les soutiens de François Fillon le voyaient déjà Président, avant qu’il ne soit emporté par les affaires. Certains se voyaient déjà à Matignon ou Place Beauvau. Ils resteront parlementaires.
Dans un premier temps, le Sénat se montre plutôt constructif envers la majorité macroniste. Durant les premiers mois du premier quinquennat Macron, la majorité sénatoriale de droite et du centre soutient plusieurs réformes, notamment sur le Code du travail. Pas une surprise, car cette réforme libérale a toujours été défendue par la droite. Dans le domaine de la sécurité, la majorité sénatoriale approuve également la loi antiterroriste du gouvernement qui intègre dans le droit commun des mesures de l’état d’urgence afin d’en sortir. Le Sénat soutient aussi le texte de…
Auteur: François Vignal
