Algorithmes et IA équipent des services publics de prestations sociales …pour cibler, traquer et évincer de manière expéditive et industrielle les plus précaires.
L’Etat et sa bureaucratie 3.0 accentuent la froideur impersonnelle de la chasse aux éventuelles fraudes en enfonçant davantage les plus pauvres que fabrique à la pelle ce modèle de société.
Algorithmes et systèmes d’IA ne servent pas qu’à la froide efficacité du productivisme économique ou aux guerres militaires, l’Etat, toujours à la pointe des techniques de surveillance et de répression, nous projette aussi rapidement dans les films d’anticipation qui jadis nous terrifiaient.
Il ne s’agit pas de dérives ou d’erreurs, mais du fonctionnement habituel de l’Etat, un régime technocratique et totalitaire qui renforce constamment ses outils de planification des masses.
Des outils logiciels discriminatoires sont ainsi utilisés pour faire de (petites) économies sur le dos de petits fraudeurs réels ou imaginaires, mais ils ne sont pas utilisés pour réduire l’énorme volume des « non recours » aux prestations sociales.
Pour l’instant ni grèves ni révoltes dans les services concernés, les employés appliquent de gré ou de force ces méthodologies iniques mises en place par leurs dirigeants insignifiants et les ministères tout puissants. Sans doute que certains employés n’aiment pas ça, essaient de faire échouer en silence ces dispositifs dystopiques, mais dans l’ensemble il règne la banalité de l’obéissance, la quotidienneté des mesures anti-sociales et anti-démocratiques, la soumission atavique à l’autorité.
Des invidus isolés livrés à la puissance étatique (idem pour le capitalisme) sont condamnés à se taire, à partir, ou à gruger un peu dans les marges.
Notation algorithmique : l’Assurance Maladie surveille les plus pauvres et harcèle les mères précaires
Notation algorithmique : l’Assurance Maladie surveille les plus…
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