Severance : la série qui parle de ton job mieux que toi

Série « phénomène », Severance doit son immense succès aussi bien critique que public à de multiples facteurs, qu’il s’agisse de l’originalité de son scénario, de son jeu d’acteurs, de sa grande qualité esthétique, etc. Mais une autre dimension qui a sans nul doute contribué à son succès est l’acuité avec laquelle elle a su décrire les transformations contemporaines du travail – et le désarroi dans lequel celles-ci nous plongent toutes et tous.

Il n’est d’ailleurs pas anodin que severance signifie « dissocié », mais aussi une rupture de contrat de travail ou une indemnité de licenciement (« severance package / pay »). C’est précisément cette dimension – la portée heuristique de la série sur les reconfigurations du monde du travail – que cet article se propose d’explorer.

Résumé des faits : Mark S. travaille pour Lumon Industries où il dirige une équipe dont les employés acceptent volontairement de se faire implanter une puce dans le cerveau qui permet de dissocier totalement la vie au travail de la vie en dehors du travail. L’avatar qui travaille dans les bureau de Lumon ne connaît rien de la personne qu’il est à l’extérieur, l’employé qui se rend chaque matin à l’entreprise n’a pas la moindre connaissance ni le moindre souvenir de ce à quoi il passe ses journées rémunérées. En l’occurrence, le travail de l’équipe consiste à « raffiner des macrodonnées », soit à repérer certains chiffres sur un écran d’ordinateur et à les détruire. Cependant, la routine des protagonistes va être chamboulée lorsqu’une nouvelle arrivante refuse de vivre la séparation entre ses deux personnalités et s’oppose aux règles imposées par l’encadrement, conduisant à une remise en question de l’ensemble de l’équipe de la finalité de son travail.

La série déploie donc un « high concept » teinté d’étrangeté confinant parfois à l’absurde, et donne à…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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