Angers (Maine-et-Loire), reportage
Sur les portants, seule la couleur pourpre détonne parmi un camaïeu grisé. La veste en jean s’affiche à 29,90 euros, le pull à 20,49 euros. Et si vous prenez les deux, vous avez droit à une réduction de 40 %. Un cadeau de bienvenue. Mercredi 25 février, Shein a enfin ouvert sa boutique à Angers, au sein du BHV (ex-Galeries Lafayette) de la place du Ralliement. Une ouverture conjointe avec quatre autres villes : Dijon, Grenoble, Limoges et Reims.
La plateforme de vente de vêtements en ligne avait déjà investi le monde physique en ouvrant début novembre son « corner » au BHV à Paris, exploité par la Société des grands magasins (SGM). Shein, de son côté, justifie ces installations par sa volonté de « revitaliser les centres-villes partout en France ».
À Angers, dès l’entrée du bâtiment haussmanien, le chemin vers la boutique de Shein est indiqué par des affiches pour atteindre la nouveauté perchée au troisième étage. Pourtant, sur place, cette arrivée est loin d’avoir été perçue comme une aubaine.
Les arguments de la marque et de SGM font grincer les dents de salariés, d’élus et de personnes très critiques de la marque, pour ses pratiques sociales et son empreinte environnementale. Ou en raison des poupées à caractère pédopornographique récemment retrouvées en vente sur la plateforme. Des déboires qui ont conduit au report de l’ouverture des boutiques Shein en région, alors qu’elles étaient également prévues à l’automne.
« Là, au moins, on peut voir »
Morgane, 30 ans, est venue avec sa mère, Patricia, 64 ans. Les deux achètent déjà beaucoup sur le site et avaient envie de voir ce qui était proposé dans la boutique. « J’ai déjà été un peu déçue par des habits, notamment par la taille ou la qualité du tissu. D’habitude, je me fie aux commentaires. Là, au moins, on peut voir », explique Morgane.
Personne n’est…
Auteur: Mathilde Doiezie

