Prévu initialement courant novembre, l’entreprise d’ultra fast-fashion chinoise SHEIN a finalement ouvert ce mercredi 25 février à Dijon, comme dans 4 autres villes de France.
Nous dénonçons avec force cette ouverture pour plusieurs raisons :
• Exploitation des travailleurs-euses
Pour des vêtements à 3 €, des ouvrières de pays en développement travaillent plus de 75 heures par semaine, sans droits ni salaire décent, dans des conditions proches de l’esclavage moderne.
• Destruction de la planète et de l’environnement :
SHEIN produit des milliards d’articles jetables qui forment des montagnes de déchets textiles partout dans le monde et infestent les océans de plastique.
• Le faux « pas cher »
Si ton t-shirt coûte 3 €, c’est parce que quelqu’un d’autre paie la différence – en heures sous rémunérées, en rivières polluées et en avenirs détruits.
• Destruction des emplois français
Avec la concurrence déloyale de SHEIN, les ateliers de coutures et créateur-rices français-es disparaissent.
• Des poupées sexuelles d’enfant ?!
Jusqu’où SHEIN ira dans l’ignoble ? Avec cette enseigne, la mode flirte avec la pédocriminalité !
SHEIN et les autres marques toxiques
A plusieurs reprises nous sommes intervenus, souvent avec d’autres associations locales, pour informer les dijonnaises et dijonnais, notamment lors de manifestations de rues [1], sur l’impact humain, économique et environnemental de la mode éphémère et jetable (appelée aussi « fast-fashion » ou « ultrafast-fashion »).
SHEIN est l’emblème de cette dérive avec tous ses maux, c’est pourquoi tous les yeux se focalisent sur cette entreprise, mais il ne faut pas oublier H&M, Primark, ZARA,… [2] [3].
Une dimension politique
Mi-novembre, Nathalie Koenders (maire de Dijon) indiquait « Si la marque chinoise de fast-fashion a choisi Dijon, Dijon ne l’a pas choisie ». Nous tenons à préciser que Nathalie Koenders n’a…
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