« Shrinkflation », « steaks végétaux »… un manque de transparence alimentaire au détriment du consommateur

Les exigences de transparence semblent avoir envahi tous les domaines de la société et, ces dernières semaines, c’est dans le domaine alimentaire que la notion a beaucoup fait parler d’elle. Elle fait partie des demandes des consommateurs qui sont également citoyens comme nous l’avons exploré dans nos recherches sur le secteur de la gastronomie. Il s’agit pour eux de trouver un équilibre entre le bon pour eux, un plaisir hédonique et des bienfaits pour la santé, le bon pour les autres, une dimension éthique liée à la protection des producteurs, et le bon pour la planète. Et cela sans compter avec le « bon pour le porte-monnaie ».

Alors que la confiance importe de plus en plus dans les comportements de consommation, force est de constater que tout ne va pas dans le bon sens. Le consommateur est en droit de s’interroger face au brouillage d’informations ou d’absence de clarté.

En réponse notamment à la crise agricole, des concertations se tiennent depuis le mois de mars, et jusqu’au mois de mai pour construire un nouvel indicateur signalant l’origine des produits transformés par l’industrie agro-alimentaire. Tel était pourtant déjà un objectif que se donnait en 2020 la loi Egalim. « Non-fait maison », « viande végétale », « shrink » et « cheapflation »… en attendant que les acteurs du secteurs et les autorités publiques s’accordent sur les réponses à apporter à ces différents débats, ce sont les consommateurs qui semblent devoir redoubler de vigilance.

Hostilité au « non-fait maison »

Première appellation en débat, le « fait maison ». Les consommateurs qui choisissent d’aller au restaurant veulent savoir ce qu’ils mangent. Cela vaut dans tous types de restauration, même si les clients ne sont pas toujours maîtres de leur choix, le plus souvent pour des questions pécuniaires.

Le « fait maison » renvoie à la notion d’artisan. Le label a été institué en 2014…

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Auteur: Anne Parizot, Professeur des universités en sciences de l’information et de la communication, Université de Franche-Comté – UBFC