« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Il y a débat. Ceux qui suivent un peu les socialistes le savent : ils adorent débattre. Même sur le nombre de débats entre candidats pour la primaire PS/Place Publique/GRS (Gauche républicaine et socialiste). Ce débat sur le débat, qui pourrait ressembler au début d’une blague, occupe très sérieusement les écuries des prétendants. Mais l’enjeu est autant politique que stratégique.

L’équation est la suivante : du côté de Raphaël Glucksmann, qui a accepté de se fondre dans le processus de primaire, moyennant un droit de participation de 15 euros pour les électeurs, on ne veut qu’un seul débat. Celui qui serait organisé en exclusivité par le service public (France Télévisions et France Inter). Mais de l’autre côté, c’est-à-dire tous les autres candidats, le premier secrétaire du PS Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Philippe Brun, on veut profiter du maximum d’exposition possible, en répondant favorablement aux propositions de TF1 et de BFM. Soit un total de trois débats.

« Quand on est de gauche, on débat sur le service public » défendent les soutiens du candidat Place Publique

Pour l’équipe de campagne de Raphaël Glucksmann, entouré maintenant de socialistes qui connaissent bien l’appareil, la justification est la nécessité de défendre le service public. « Le service public demande l’exclusivité des débats de notre primaire. Quand on est de gauche, on débat sur le service public….

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Auteur: François Vignal