Si le droit à la liberté d’expression n’inclut pas le droit de s’opposer à un génocide en cours en utilisant un langage fort et sans concession, alors il n’y a pas de liberté d’expression.
C’est exactement le genre de situation pour laquelle la liberté d’expression a été conçue : les moments où le gouvernement fait quelque chose de mal qui doit être farouchement combattu. C’est la principale raison pour laquelle elle est une valeur fondamentale de notre société. La liberté d’expression sert à demander des comptes aux puissants.
Si vous ne disposez de la liberté d’expression que lorsque vous êtes d’accord avec votre gouvernement et que vous ne dites rien qui dérange les puissants, alors l’Arabie saoudite dispose de la liberté d’expression. Tous les régimes tyranniques qui ont jamais existé ont bénéficié de la liberté d’expression selon ces critères. On ne mesure pas la liberté d’une société à l’aune de la mesure dans laquelle ses citoyens sont autorisés à être d’accord avec leur gouvernement, mais à l’aune de la mesure dans laquelle ils sont autorisés à être en désaccord.
UK police made their first arrests on Wednesday since announcing officers will detain people who publicly chant pro-Palestinian calls to « globalise the intifada », in a change prompted by Australia’s Bondi Beach attack. pic.twitter.com/VBFjod7CV1
— Middle East Eye (@MiddleEastEye) December 18, 2025
La police britannique a procédé mercredi à ses premières arrestations depuis l’annonce de la décision de placer en détention les personnes qui scandent publiquement des slogans pro-palestiniens appelant à « mondialiser l’Intifada », un changement motivé par l’attaque perpétrée à Bondi Beach, en Australie.
Et actuellement, on nous dit que nous n’avons pas le droit d’être en désaccord. On nous dit que les manifestations doivent cesser, que les slogans anti-génocide doivent être criminalisés et…
Auteur: Caitlin JOHNSTONE

