Les derniers mois ont été durs… L’actualité autour de Cuba explose après des années de silence médiatique, de romantisation et d’exotisation.
J’ai du mal à mettre ça en mots. À cause de la langue. À cause de la colère, de la tristesse, de l’amour, de la frustration, du désespoir.
Je choisis d’écrire en anglais pour me conformer à l’accord colonial d’accessibilité de notre époque. Et pour me détacher émotionnellement (c’est ce que l’anglais fait généralement à mon corps), afin de pouvoir écrire ceci sans m’arracher le cœur ni fracasser mon ordinateur.
Je ne prétends pas que ce texte soit un compte rendu parfait ou exact. Je veux partager les réflexions d’un.e Cubain.e-(Européen.e) de gauche, en réponse à toutes les raisons pour lesquelles ce qui se passe dans le milieu millitant gaucho-occident et sur les réseaux sociaux autour de Cuba me rend fou.olle. J’ai décidé d’essayer de ne plus aller sur Instagram, parce qu’à chaque fois, je suis submergé de vidéos qui me brisent le cœur. Au même temps, c’est un peu le seul endroit pour avoir des nouvelles sur l’actualité Cubaine. Il est désormais en un million de morceaux.
Laissez-moi vous donner un aperçu :
Le 1.10.26 Anna Bensi, influenceuse et créatrice de contenu cubaine de 21 ans, vient d’être condamnée pour avoir filmé un agent de la Sécurité d’État en civil venu chez elle lui remettre une convocation à se présenter au poste de police local pour un interrogatoire. Elle et sa mère ont été condamnées à 2 ans de « liberté restreinte », qui pourrait se transformer en prison si elles ne respectent pas les restrictions imposées.
Le 2.10.26 le peintre Ariel Limias Leyva de 52 ans, debout devant le Capitole de La Havane, brandit une pancarte sur laquelle est écrit : « Non à la politique discriminatoire, à bas la dictature ». Il est arrêté violemment par au moins 5 policiers.
Une vidéo sur les coupures…
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