S'il-vous-plaît… dessine-moi un humain !

9 septembre

Dépossédés de notre discernement
résolument tenus dans nos peurs distillées
solidement emmurés aux recoins amoindris de nos conforts
édifiés sur le colonialisme souverain
être sages, ordonnés et propres, chut… il ne faut pas déranger
pour finalement tout accepter

aujourd’hui un sommet international sur l’espace
conquête irresponsable, indésirable
pleurez pierrots, poètes et chats noirs
l’IA dans nos quotidiens de mises au travail et d’intimités
demain de plus grands centres de loisirs et d’attractions
des loups qu’on fusille sans limites
des incompétents aux postes clefs
et les chiens de garde
de la macronie au fascisme c’est tout cousu de fils barbelés
rouillés de surcroît
le tour de vis qui manquait au capitalisme
pour anéantir ce qui fait la vie
il n’y a pas autres à espérer ?
les ravages écologiques, les désastres humanitaires
l’essentiel de nos existences bafoué
les génocides et nos silences partisans
« ils » avancent assurés des cœurs malicieusement infectés
sur des savoirs démultipliés qui nous dépossèdent davantage
et cette fausse tranquillité quémandée aux marchands du temple
quel pacte mortifère avons donc nous signé ?
mais comment faisons-nous ?
S’il-vous-plaît… dessine-moi un humain !

Au choeur de l’aube
la puissance de l’imaginaire, de la poésie et des solidarités inter-espèces donnent au réel une autre consistance, le silence et les mots s’étoffent et font de l’ombre aux calculs, aux prémices d’une façon de connaître englobant tout ce qui est autre.
Oust le superflu et les peurs assassinent, oust le travail vidé de sens et les factures emprisonnantes, oust la médiocrité et les sombres laboratoires, les images qui défilent sur les écrans et les paroles idiotes, oust… Sortons ! Embrassons nos fragilités, nos expériences communes et nos forces vives ! Que désirons-nous main-tenant ?
Entendons ce souffle qui se…

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Auteur: dev