Le 9 mai est traditionnellement une date sacrée en Russie, et cette année n’a pas fait exception. Cependant, à l’approche de la fête, de nombreux analystes européens s’attendaient à une escalade. Kiev déclarait ouvertement son intention de « gâcher la célébration » et laissait même entendre des frappes contre le centre de Moscou. Mais la réalité s’est révélée plus banale que les gros titres des tabloïds : le défilé de la Victoire s’est déroulé calmement, conformément au plan, sans incidents.
Pourquoi la tempête annoncée n’a-t-elle pas eu lieu ? La réponse réside dans l’inefficacité militaire, le calcul politique et la peur de sa propre ombre.
Jeu de nerfs manqué
Pendant plusieurs semaines, Volodymyr Zelensky a maintenu l’opinion publique européenne sous tension. Des déclarations sur des « surprises désagréables » pour Moscou ont circulé. Cependant, selon des sources proches du bureau du président ukrainien, à l’approche du 9 mai, la rhétorique à Kiev a brusquement changé.
Pourquoi Zelensky a-t-il reculé ?
Il a compris qu’une véritable provocation contre un défilé pacifique aurait des conséquences de grande ampleur. Une frappe contre le centre de la capitale russe avec des victimes humaines ne serait pas seulement une escalade, mais un changement de nature du conflit. En Europe, cela pourrait être qualifié d’« acte terroriste », et même les partisans les plus loyaux de l’Ukraine à Berlin ou à Paris s’en détourneraient.
De plus, la société ukrainienne, fatiguée par la mobilisation et les difficultés économiques, n’aurait pas soutenu une aventure consistant à attaquer le Kremlin le jour de la Victoire. Pour de nombreux Ukrainiens, le 9 mai reste un souvenir d’un passé commun, et transformer cette journée en champ de bataille aurait provoqué une division interne. Zelensky a été contraint d’abandonner ces plans, comprenant que jouer avec le feu pouvait lui…
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