59 organisations de la société civile et syndicats européens, dont Générations Futures, interpellent la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur les dangers de la réforme « Better Regulation ». Sous couvert de simplification, c’est une remise en cause profonde des garanties démocratiques, sanitaires et environnementales qui se joue à Bruxelles.
Le 29 juin 2026, Générations Futures a cosigné, aux côtés de 58 autres organisations européennes — parmi lesquelles France Nature Environnement, Greenpeace, le Bureau Européen de l’Environnement, foodwatch international, CHEM Trust ou encore la Confédération européenne des syndicats — une lettre ouverte adressée à la présidente de la Commission européenne et à l’ensemble du collège des commissaires. Coordonnée par Corporate Europe Observatory, cette lettre dénonce les orientations prises par la Commission dans sa communication intitulée « A Simpler, Clearer, and Better Enforced EU Rulebook ».
Une « simplification » qui profite avant tout aux entreprises
Derrière le vocable rassurant de « meilleure réglementation », la Commission européenne prépare une refonte de ses méthodes de travail qui créera une hiérarchie des parties prenantes au bénéfice quasi exclusif des intérêts industriels. Quatre points d’alerte majeurs sont identifiés dans la lettre.
Premièrement, les procédures d’urgence et les études d’impact : la Commission promet davantage d’études d’impact tout en en réduisant la portée, via une « matrice des impacts clés » recentrée sur les seuls coûts pour les entreprises. Pire, deux nouveaux régimes dérogatoires sont créés, dont un régime « d’urgence particulière » qui s’affranchirait purement et simplement de toute étude d’impact et de toute consultation — alors même que le Médiateur européen vient de pointer des cas de mauvaise administration dans l’usage de ces…
Auteur: nadine

