L’Europe unie face à la menace russe. C’est le message que sont venus porter Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre polonais Donald Tusk, en visite ce mercredi à Chisinau, capitale de la Moldavie, à l’occasion du 34e anniversaire de l’indépendance de cette ex-république soviétique, à la frontière sud-ouest de l’Ukraine. Les dirigeants de ce qu’on appelle le Triangle de Weimar ont soutenu la présidente moldave pro-européenne Maia Sandu face à la menace d’ingérence russe, à un mois des élections législatives en Moldavie. Fin juillet, Maia Sandu a accusé la Russie de mener « une opération d’ingérence sans précédent pour contrôler son pays d’ici l’automne ».
Lors de son discours à Chisinau, Emmanuel Macron a dénoncé les manipulations électorales pilotées par Moscou. « La propagande du Kremlin nous explique que les Européens souhaitent prolonger la guerre et que l’Union européenne opprime les peuples. Ce sont des mensonges ». Il a assuré un « soutien déterminé à la Moldavie au cours des prochaines étapes de son parcours vers l’adhésion à l’Union européenne ».
Entretien avec Florent Parmentier, chercheur spécialiste de la Moldavie, associé au centre de géopolitique d’HEC et secrétaire général du Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po.
Quel est l’objectif des trois dirigeants européens avec cette visite en Moldavie ?
Emmanuel Macron, Friedrich Merz et…
Auteur: Alexandre Poussart

