Saint-Hilaire-de-Briouze (Orne), reportage
Comment remobiliser autour de l’écologie, au cœur d’une période où détricotage du droit de l’environnement, répression et montée du fascisme semblent avoir pris le dessus ? C’est la question qui agite la foule rassemblée dans les chapiteaux érigés dans les prairies de l’Orne, où se tient jusqu’au dimanche 10 août la deuxième édition du festival Les Résistantes, lieu de rendez-vous des acteurs des luttes écologistes et sociales.
« Il y a un “backlash” au niveau des discours et un recul dans les décisions publiques, du fait d’une droitisation politique en France et dans l’Union européenne, mais ce n’est pas la traduction d’un changement dramatique dans l’opinion vis-à-vis de l’écologie », nuance Lucas Francou, cofondateur de l’association Parlons climat, qui réalise des études sur le rapport des Français à l’écologie.
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Toutefois, les actions déployées jusqu’ici, « qui ont permis de mettre les enjeux de l’écologie à l’agenda », ont selon lui « atteint leurs limites ». Il faudrait donc « laisser place à une nouvelle phase stratégique suscitant une adhésion de la majorité de la population ». Voici six pistes pour maintenir et régénérer l’engagement pour l’écologie.
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Structurer des alliances pour « sortir de l’entre-soi »
Le mouvement écologiste souffre d’un « effet de bulle », analyse Lucas Francou. Afin d’en sortir, les militants redoublent d’efforts pour créer et renforcer les alliances. Cette volonté s’est déjà traduite par des liens tissés avec les agriculteurs de la Confédération paysanne, les raffineurs de Grandpuits (Seine-et-Marne), les cheminots opposés à la LGV Lyon-Turin, ou encore les ouvriers de l’entrepôt Geodis à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) contre le projet Green Dock.
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Auteur: Léa Guedj, Paul Lemaire

