Cette demande constitue la première étape requise d’une contestation judiciaire de la réautorisation du glyphosate pour dix ans dans l’Union Européenne. PAN Europe, ClientEarth (UE), Générations Futures (France), GLOBAL 2000 (Autriche), PAN Allemagne et PAN Pays-Bas ont déposé leur dossier.
Les rapports fournis par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’ont pas suffisamment pris en compte les données scientifiques, et ont fourni des documents incomplets dans l’évaluation des risques. Les ONG ont également constaté que l’Union européenne écarte systématiquement les études non fournies par l’industrie, dont des découvertes majeures du monde universitaire.
Selon Générations Futures, 95 % des publications liées à la toxicologie et 93 % des publications liées à l’écotoxicologie n’ont pas été considérées.
La réautorisation a été faite avec une série de pratiques réglementaires qui ne sont pas conformes au droit et à la jurisprudence de l’Union européenne. Selon ces derniers, au moins un herbicide à base de glyphosate (une formulation représentative) doit être testé pour son impact sur la santé humaine et l’environnement. L’industrie n’a pas fourni de nombreuses études obligatoires cruciales pour la formulation représentative.
La demande de révision met en avant des études qui ont été négligées lors du processus d’approbation, selon lesquelles l’utilisation du glyphosate entraîne un risque élevé de cancer, des impacts majeurs sur le fonctionnement du cerveau et des gênes, et un taux de mortalité alarmant parmi les insectes.
Dévoilée le 25 octobre 2023 lors d’un colloque scientifique à Bologne, une étude a montré que des rats exposés à une faible dose de glyphosate développent des lymphomes…
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Auteur: Maïté Debove

