L’exposition aux pesticides semble liée à un risque accru de développer une SLA, mais des interrogations persistent. Huntstock/Getty
Une nouvelle étude suggère que l’exposition aux pesticides pourrait augmenter le risque de sclérose latérale amyotrophique, ou SLA. Cependant, ces travaux ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure cette exposition contribuerait à l’apparition de la maladie, notamment en regard d’autres facteurs potentiels.
Recevoir un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (SLA) – une affection également connue dans le monde anglophone sous le nom de « maladie de Lou Gehrig », et en France sous celui de « maladie de Charcot » – est dévastateur.
En effet, cette maladie, qui constitue la forme la plus fréquente de maladie du motoneuroneLes motoneurones sont les cellules qui transmettent les influx nerveux permettant de contrôler les muscles volontaires. est une affection neurodégénérative invalidante d’évolution rapide : la survie moyenne n’est que de deux à trois ans après le diagnostic (il n’existe pas pour l’heure de traitement curatif pour la grande majorité des cas de SLA, même si les premiers essais d’un traitement ciblant une anomalie impliquée dans les formes génétiques de la maladie suggèrent qu’il pourrait ralentir leur progression, NdT).
Le plus souvent diagnostiquée entre 40 ans et 70 ans, la SLA altère la capacité à parler, à déglutir (et donc à manger) ainsi qu’à respirer. Actuellement, les causes de la maladie demeurent mal comprises.
Une nouvelle étude révèle que l’exposition professionnelle aux pesticides peut accroître de 61 à 71 % le risque de développer une SLA. Ce travail est une méta-analyse, autrement dit les résultats de huit autres études – qui n’évaluent toutefois pas toutes le risque de la même manière. Voici pourquoi ces conclusions doivent être interprétées avec prudence.
Ce que l’on sait des causes la…
Auteur: Rachel Tan, Associate Professor in Neuroscience, The Brain and Mind Centre, University of Sydney
