Sorti en 2013, Snowpiercer a marqué une étape importante dans la carrière du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho, notamment célèbre pour Parasite (2019). Aujourd’hui un peu moins connu que d’autres de ses films, il réussit toutefois à mettre tout le monde d’accord à sa sortie : presse et public, tout en étant un succès au box office. Adaptation d’une bande dessinée française culte, le premier long-métrage international de Bong Joon-Ho met en scène une dystopie ferroviaire qui sert de parabole sur le capitalisme, l’écologie et le mensonge politique : les derniers humains vivent dans un train en mouvement perpétuel, organisé en une société de classes rigide que les passagers pauvres de l’arrière vont tenter de renverser. En plus d’offrir un grand spectacle de science-fiction, il s’agit aussi d’une œuvre qui prend au sérieux l’idée révolutionnaire et l’anticapitalisme.
Une bande dessinée française découverte par hasard
Le film est adapté de la bande dessinée Le Transperceneige, publiée en 1977 et écrite par Jacques Lob avec le dessinateur Alexis. Ce dernier meurt brutalement d’une rupture d’anévrisme après seulement seize planches. La série est alors reprise par Jean-Marc Rochette, qui apparaît d’ailleurs brièvement sous forme de caméo (une apparition rapide comme un clin d’œil) dans le film.
La bande dessinée est un petit classique de la bande dessinée de science-fiction. Le succès du film a remis la BD d’actualité et a conduit à la publication d’un quatrième volet de la série, près de trente ans après les précédents. Puis à une adaptation en série.
Bong Joon-ho découvre la bande dessinée plus ou moins par hasard dans une librairie de Séoul (les auteurs ne sont même pas au courant qu’il existe une traduction coréenne) et est fasciné par cette idée
Bong Joon-Ho : une étape importante pour le cinéma sud-coréen
À ce moment-là, Bong Joon-Ho…
Auteur: Rob Grams

