La Société Générale va présenter jeudi matin un plan de réorganisation qui prévoit la suppression de 1 800 postes sur un total de 40 000 en France d’ici fin 2027, selon la CGT.
Ces réductions d’effectifs se feront sans départ contraint ni volontaire, mais par le non-remplacement des départs en retraite, précise l’organisation syndicale. La Société Générale ne fait pas de commentaire.
« Politique du fait accompli »
« Pour la direction, le taux d’attrition naturel de 5 % (départ volontaire ou en retraite, NDLR) et la faiblesse d’ouvertures de postes au recrutement font qu’il n’y aurait pas besoin de dispositifs d’accompagnement que nous connaissions jusqu’à présent (départs seniors, plan de départs volontaires, reclassements volontaires, …) », déclare la CGT dans un tract. Le syndicat dénonce une « politique du fait accompli ».
En février 2024, la banque avait déjà annoncé la suppression d’environ 900 postes à son siège, « sans départs contraints », soit 5 % des effectifs du siège, dans le cadre d’un vaste plan de réduction des coûts lancé par son nouveau directeur général Slawomir Krupa.
La Société générale a par ailleurs progressivement avalé le réseau Crédit du Nord dès 2023, en supprimant 3 700 postes entre 2023 et 2025, également « sans aucun départ contraint ».
Regroupements d’agences, fusion des réseaux : le groupe Société générale a détaillé mardi la fusion de son réseau de banque de détail avec celui de Crédit du Nord, qui entraînera 3 700 suppressions nettes de postes entre 2023 et 2025, « sans aucun départ contraint ».
Ce plan devrait être validé lors d’une plénière exceptionnelle des représentants du personnel fin avril.
Auteur: La Croix (avec AFP)

