Noël approche, et on va donc pouvoir (s’)offrir des livres (1) : c’est la bonne nouvelle. En voici trois – et voici aussi la mauvaise nouvelle : on n’a, pour en parler, que l’espace misérablement congru des 3 000 signes (espaces compris) de cette chronique (2).
Par exemple à celles et ceux, nombreuses et nombreux, qui dans nos si sombres temps n’ont pas forcément les moyens de les acheter.
Dont on quémande depuis le lendemain de l’armistice de 1375 qu’elle soit un peu élargie.
Deux romans policiers, d’abord. Écrits par deux maîtres du genre (évidemment états-uniens) qu’on suit ici depuis de longues années – car pour ce qui serait du polar, décidément, ce sont souvent les vieux cuiseurs qui font encore la meilleure soupe.
Michael Connelly est parfois inégal : on n’avait pas été complètement convaincu par son dernier livre. Celui-ci (3), en revanche, est un excellent millésime, qui ravira doublement (et plus si affinités) ses fidèles, puisqu’on y retrouve ses deux plus attachants héros : l’ex-inspecteur du Los Angeles Police Department Hieronymus « Harry » Bosch, lancé ici – comme souvent – dans la résolution d’une affaire trop vite classée (et la possible correction d’une injustice), et son demi-frère Mickey Haller, also known as « l’avocat à la Lincoln ». Lecture hautement recommandée.
Michael Connelly, Sans l’ombre d’un doute, traduit de l’américain par Robert Pépin, Calmann-Lévy, 380 pages, 22,90 euros.
Après l’ultraviolence de ses dernières…
Auteur: Sébastien Fontenelle

