Sofia Boutrih, l’union fait la Fête

Chaque année, des centaines de militant·es communistes posent des jours de congé pour recréer cette ville éphémère. Après avoir été l’une des nombreuses petites mains bénévoles de la Fête de l’Humanité, Sofia Boutrih, 37 ans, a pris la barre de ce grand rendez-vous de la rentrée depuis l’automne 2024. Lorsque Politis la rencontre, lundi 31 août, la première femme directrice de l’événement enchaîne les réunions dans un petit bungalow et les tournées dans l’ex-base aérienne 217, à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Cette année, la 91e édition est attendue.

À l’aube de cette année présidentielle, le directeur du journal L’Humanité, Fabien Gay, a lancé un appel au don pour boucler le budget, passé de 6 à 9 millions d’euros en dix ans. « On est en tension de trésorerie, confie le sénateur de Seine-Saint-Denis. Il ne faut pas se laisser abattre à la première difficulté. Et Sofia est de cette trempe-là, déterminée. » L’an passé, dans le sillage du mouvement social « Bloquons tout », 110 000 personnes étaient présentes en instantané, plus de 600 000 au cumul du week-end. Un record.


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2026 aura été une année intense pour Sofia Boutrih, avec sa campagne à Saint-Denis, aux côtés de Bally Bagayoko, en tant que cheffe de file communiste. « La clé, ça a été de sceller notre accord collectif de programme sur le long terme, expose-t-elle. Si l’on s’était lancé séparément, il n’y aurait pas eu de K.-O. » L’alliance fait tomber, dès le premier tour, le maire socialiste sortant, Mathieu Hanotin, attaqué pour sa politique de gentrification et accusé d’avoir couvert des cas de violences au…

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Auteur: Florian Lefèvre