« J’assume le temps qui est pris. » Dans le long entretien accordé à l’émission « C à vous » sur France 5, mercredi 20 décembre, le président Macron a précisé le calendrier de la future loi sur la fin de vie. Il en dessinera les « contours »en février 2024, le temps de finir les concertations qui se poursuivent à l’Élysée, avant une présentation en conseil des ministres « courant mars ou avril », prélude à son examen par le Parlement. « Sur ce sujet qui ouvre des questions immenses, il doit y avoir liberté de conscience et de vote. Il n’y aura donc pas de procédure accélérée », a précisé le chef de l’État, ce qui suppose une double navette entre l’Assemblée et le Sénat et plusieurs mois de débat.
Entre-temps, le plan décennal de développement des soins palliatifs devrait être présenté dès janvier. « La première des choses à faire, c’est parachever le modèle français des soins palliatifs en continuant à investir, en corrigeant les inégalités qui subsistent sur notre territoire, en renforçant les moyens pour mieux accompagner la douleur, pas seulement par des produits mais par de l’humanité », a insisté Emmanuel Macron, rendant un hommage appuyé « aux femmes et aux hommes qui, avec un dévouement extraordinaire, accompagnent ces vies. Ils le font avec des convictions profondes, et on ne peut pas leur dire que tout cela ne vaut rien ».
Une nouvelle définition des soins palliatifs
Une « reconnaissance tardive » mais appréciée par Claire Fourcade, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap). « Après des mois d’absence totale de dialogue qui a confiné au mépris, les soignants sont enfin reconnus comme des participants à ce débat et non plus comme des opposants qui empêchent d’avancer », se réjouit-elle tout en soulignant, pour s’en inquiéter, le flou qui subsiste dans le projet gouvernemental. « On nous promet une…
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Auteur: Antoine d’Abbundo

