17.00-22.00
Presentation & Discussion
Cantine & Bar
Concerts :
Mots Brûlants (chants et poésies politiques de Grèce)
Jam de Rebetiko (musique populaire de Grèce)
Au centre d’Athènes, il y a deux mondes qui se battent. Le monde de celleux qui sont au pouvoir, et qui pensent avoir les clès de la ville, être les patrons de nos quartiers, pouvoir vendre et acheter nos vies. C’est le monde de celleux qui decident de transformer nos quartiers populaires en attractions touristiques. C’est le monde de celleux qui depensent d’enormes budgets pour betonner la ville et qui restreignent les espaces publiques via une répression policière qui augmente toujours plus depuis la pandemie de Covid-19.
Et après il y a le monde de celleux qui resistent. Le monde de celleux qui sont privé.e.s de l’accés au logement et de celleux qui refusent de céder à la relation commerciale locataire-propriétaire. C’est elleux qui ont abandonné les appartements solitaires et qui voient d’autre voie que la vie en famille nucléaire. C’est les gens de differents genres, de differentes ethnies (immigré·e·s/ locaux/ visiteur·se·s) qui n’attendent rien de l’etat et qui ont créé un nouveau monde de solidarité et d’autogestion. C’est le monde de la communauté squattée de Prosfygika.
Prosfygika est un quartier squatté de plus de 400 personnes réparties en 8 bâtiments avec 22 structures autonomes d’utilité collective pour les habitant·e·s de la communauté et des quartiers voisins. Notamment, la crèche auto-organisée, la structure de santé et la pharmacie sociale, le lieu d’hébérgement pour les patient·e·s de l’hôpital de cancérologie adjacent et leurs accompagnant·e·s, la boulangerie collective “Berkin Elvan” et le collectif feminin.
L’état et le gouvernement grecs tentent d’expulser Prosfygika pour la quatrième fois dans la dernière décennie. Cette fois-ci semble être la plus grave et sur le point d’être mise en…
Auteur: IAATA

