Soirée de soutien aux inculpé.es des 1er mai 2022 et 2023 à Barcelone
Lors des manifs du 1er mai 2022 et 2023 à Barcelone, plusieurs magasins se sont fait péter les vitrines. Dans les deux cas, il y a eu plusieurs arrestations à la fin de la manif, et quelques mois après d’autres personnes ont été arrêtées pour les mêmes faits. Iels ont été inculpé.es de dégradations et “trouble à l’ordre public” puis relâché.es en attente de leur procès.
Les deux affaires suivent le même schéma : des flics en civil suivent la manif de l’intérieur, puis des gens sont contrôlés et arrêtés à la fin de la manif. Quelques mois plus tard, d’autres personnes sont arrêtées en sortant de chez elles. C’est l’œuvre de l’unité des extrémismes violents, un nouvelle unité de la police catalane destinée à surveiller et judiciariser les mouvements politiques contestataires. Les arrestations qui ont eu lieu plusieurs mois après (au moment de la rentrée) n’ont pas un grand intérêt judiciaire, elles cherchent à faire peur collectivement : les flics veulent faire croire que quoi qu’on fasse on se fera arrêter, qu’ils savent tout et que même chez soi on est observé.e (et surtout cette nouvelle unité policière doit justifier son existence en faisant du chiffre).
En Espagne les procès mettent des années à arriver et on connaît les réquisitions en avance. Les inculpé.es de 2022 viennent d’être condamné.es à 21 mois de prison et entre 2 et 6 mois pour deux autres personnes. Tout ça pour 2 vitrines de banque. Pour celleux de 2023 le proc demande 8 ans et 6 000€ d’amende pour chacun.e des inculpé.es, l’expulsion du pays pour 2 étrangèr•es, l’interdiction d’aller dans le centre de Barcelone pendant 6 ans, 120 000€ pour les vitrines et 479 284€ de caution. Avec cette soirée, nous voulons faire parler de ces affaires et récolter un peu de thunes pour aider les compas à payer les avocat.es, les amendes…
Auteur: IAATA

